En fait, j'ai commencé par la belle ville de Pau, où je suis arrivé depuis Toulouse, par les petites routes bien tranquilles de la Haute Garonne, du Gers et des Hautes Pyrénées. Le mieux, c'est d'aller à la gare en suivant la direction du conseil général, car je n'ai pas vu de panneaux indiquant la SNCF. En effet, à la gare, il y a un grand parking gratuit, ce qui n'est pas le cas en ville. On peut monter par la route, à pied par les jardins, ou par le funiculaire gratuit qui permet de monter des vélos.

DSCF3874DSCF3873      En haut, le boulevard des Pyrénées est un véritable balcon sur ces belles montagnes !

DSCF3868et sur le conseil général, bien sûr :

DSCF3881Et dès qu'on se retourne, le spectacle est plutôt joli !

DSCF3864Détail

DSCF3875Le château de Henri IV, vu côté pile

DSCF3866Et du côté face ; ce qui permet de démontrer que le roi de France et de Navarre était bien logé.

DSCF3891La mairie, bien gardée :

DSCF3876Ses rues commerçantes avant l'ouverture des magasins :

DSCF3869Avec un commerce bien original de coucougnettes et de confitures haut de gamme :

DSCF3890Ses rues bucoliques bien entretenues

DSCF3879DSCF3880Son casino

DSCF3883Son jardin, où j'ai trouvé un livre de poésie qui m'a intéressé quelques heures :

DSCF3886Ses belles villas

DSCF3885Sa place d'animation

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Pendant ce temps, je logeais au camping du terrier, au bord du gave de Pau

DSCF3892Apparemment, on peut aller jusqu'à Bayonne à vélo. Je n'ai pas testé :

DSCF3895Puis, j'ai voulu voir Oloron sainte Marie. Boon, pourquoi pas ? J'y ai bu un fameux jus de pêches de vignes, et mangé une pâtisserie pas mal du tout : le gâteau russe, dont la recette a été ramenée par un soldat depuis la lointaine Crimée, lors de la guerre du même nom.

DSCF3901DSCF3902DSCF3903DSCF3905Puis, j'ai voulu passer le col du Somport et son tunnel, pour voir les Pyrénées depuis l'autre côté. Vous remarquez tout de suite, que le paysage est plus vaste :

DSCF3907J'y étais attiré par le parc Naturel de "Las Bardenas Reales". Pff, ça mérite mieux qu'une journée. J'y reviendrai. Pour cela, j'avais visé la ville de Tudela, 31500...

DSCF3908Puis ce fut Salamanca, patrie de Cervantès, l'auteur de Don Quichote de la Mancha qui m'a tant fait rêver.

Don_quichote_de_la_manchaLa Plaza Mayor en jette toujours autant :

DSCF3912D'autres monuments sont à voir aussi

DSCF3909Mais il pleuvait, et moi, je voulais le soleil. J'étais garé en ville, pas de souci avec ma petite caravane ; alors je me suis cherché un coin pour la nuit en cliquant sur les points d'intérêt de mon GPS, et j'ai réclamé un camping dans la ville. Il y en avait un ; et c'est là que j'ai fait une connerie à 1 136 € : j'ai branché ma caravane sur le 230 volts, sans la débrancher de la voiture qui elle, est en 12 volts. Et comme le branchement électrique de la caravane n'était pas correct, cela a bousillé le calculateur de ma voiture (le BSI). En plus, il faut "réparer" l'attelage non conforme (pourtant monté par un carrossier), et remettre de l'ordre dans le circuit électrique de la caravane. Le lendemain, je suis reparti à la recherche du soleil, et j'ai fait des centaines de bornes, jusqu'à Badajoz. En chemin, depuis un col à 1187 m d'altitude, j'ai vu la neige :

DSCF3917A Badajoz, il faisait beau. J'ai acheté au bord de la route, dix kilos d'oranges pour 10 Euros, mais cela n'a pas été une bonne idée, tant elles ont dérangé... mon système digestif. Cependant, comme je m'étais arrêté pour déguster la première, j'ai eu l'idée de demander un autre camping à mon GPS, mais pas dans la ville, cette fois... Les environs me paraissaient agréables. C'est ainsi que j'ai atterri à Campo di Mayor. Ouah, j'ai adoré, et je vais vous la faire visiter avec pas mal de détails. D'abord le camping municipal. Derrière, il y a une oliveraie, et j'ai été un peu attristé de voir qu'ici aussi, on pollue pour produire des fruits :

DSCF3919Mais le camping vaut le coup. Je m'y suis donc installé : 

DSCF3963Il est au bord de lac formé par le barrage de Caïa, inauguré en 1967 par Salazar :

DSCF3921DSCF3960DSCF3950DSCF3952Le siège de l'association des bénéficiaires d'une partie des revenus du barrage

DSCF3957Vue depuis le barrage :

DSCF3956Au camping, il y a une terrasse qui donne sur le lac

DSCF3961DSCF3962Mais c'est la ville qui est la plus intéressante ! Elle est divisée en deux : d'un côté les riches avec à l'entrée de leur quartier le siège du Parti Socialiste, qui comme par hasard, -franc maçon peut-être-, arbore la même signalétique que le P.S français ; et au milieu du quartier pauvre, le piteux siège du Parti communiste. D'abord, dès l'entrée de la ville, on est prévenus : la campagne électorale en cours sera bidon, basée dur un seul argument ridicule pour chaque parti. Voyons cela :

DSCF3949A l'entrée du quartier riche :

DSCF3943Larges avenues

DSCF3946Jolies maisons

DSCF3945DSCF3922... et l'agence immobilière du coin

DSCF3944De l'autre côté de la ville, on a le pitoyable siège du P.C :

DSCF3931... au milieu de rues en pente qui descendent du château, et remontent vers la place principale

DSCF3937Le château est habité par des gitanes très pauvres qui mendient

DSCF3935Mais ils ont une belle vue sur la campagne environnante...

DSCF3932Et puis ils ont droit à la mairie :

DSCF3930Or depuis le haut de l'escalier de la Mairie, leur quartier est joli, il fait envie :

DSCF3929En bas, ils ont droit à leur église transformée en musée

DSCF3939Et à des rues bien blanches qui ont un aspect différent selon qu'on les regarde depuis le côté pauvre, 

DSCF3940Ou depuis le côté riche :

DSCF3942Puis on arrive sur la plus jolie place, celle que je n'ai pas su photographier, tant elle variée et accueillante, complexe au possible. Bref, je l'ai ratée. J'ai juste gardé cette antiquité, bien entretenue qui était garée là, avec pour preuve de confiance, la clé de contact sur le phare.

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J'ai aussi visité l'usine toute neuve des cafés Delta, bien meilleurs que ceux auxquels j'ai accès en France.

 

Ensuite je suis allé à Evora par les petites routes, bien lisses, confortables. Là-bas, il y a de la place. Même pas besoin d'aller au camping, mais il y a des mendiants, des jeunes qui parlent très bien le français, un grec ivrogne qui gueulait en portugais, et que j'ai réussi à faire sourire en lui parlant français. Il comprenait aussi, car il a vécu à Cognac et à Nice. C'est un poète avec qui je serais devenu pote si j'étais resté là-bas. Si j'y ai pris quelques jolis clichés, Evora et son fabuleux désordre m'a beaucoup moins intéressé que Campo Di Mayor. Pour commencer, le tribunal rose :

DSCF3965Puis l'imposante église

DSCF3966DSCF3967DSCF3968La place et sa fontaine :

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DSCF3973DSCF3974Une rue, en montant à ce que j'appelle "l'opidium romain", où j'ai rencontré le jeune couple qui mendiait avec beaucoup de dignité, et que je n'ai pas réussi à convaincre de venir dîner avec moi, à mes frais. Tant pis. Je ne paie que si je comprends la situation. La place romaine, avec ses sculptures "modernes" ne m'a pas intéressé, alors pas de photo.

DSCF3972Puis je suis allé au resto, manger sur un tuile. Là-bas, on, ne connait pas la carafe d'eau gratuite. Ils facturent l'eau. Alors, j'ai pris du vin :

DSCF3975DSCF3977Mais je voulais voir Sintra. Alors je suis reparti. Sur le trajet, j'ai trouvé cette belle fontaine et m'y suis arrêté pour déjeuner sur les tables en bois mises à disposition dans le bosquet.

DSCF3978Puis j'ai poursuivi jusqu'aux plages. J'ai beaucoup aimé ce voyage, d'une douceur rare, sauf l'arrivée sur les autoroutes qui entourent Lisbonne. Pas besoin d'aller au camping.

DSCF3979DSCF3980DSCF3981Ma caravane était garée derrière le bus vert de ramassage scolaire

DSCF3982Et le matin à l'aube, c'est pas mal aussi :

DSCF4012Entre les deux, j'ai visité Sintra. On commence par l'avenue des glycines en fleurs :

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DSCF3985De ce point, on peut commencer à se faire une idée du lieu. Je suis resté un moment là, à bader. Je me rends compte que toute cette beauté m'intimidait

DSCF3986On arrive au carrefour. Bon, à gauche, c'est vers Lisbonne, à droite c'est vers Sintra. Pas con, j'ai tourné à droite.

DSCF3989Là, on ralentit, on se fait très attentif au moindre détail, modeste, silencieux. Je m'en rends compte maintenant, en vous racontant cette soirée

DSCF3994DSCF3995DSCF3993DSCF3996Encore quelques centaines de pas, et on ne sait plus où mettre ses yeux. A gauche une fontaine insérée dans le talus du jardin, à droite le grand mur de soutènement sur lequel exposent des artistes. On avance sans penser. On n'en a plus le temps.

DSCF3997DSCF3998DSCF4002DSCF4003DSCF4004DSCF4005DSCF4006DSCF4007Cependant, même ici "ils" polluent tout ! Quel dommage.

DSCF4008Dame Nature est pourtant si généreuse. Ici, il y a des oranges dans tous les jardins :

DSCF4009Sur la colline, ce magnifique palais, une autre fontaine, et tant d'autres choses encore

DSCF4011Puis comme je voulais voir Faro, je suis reparti vers le sud. Les routes sont moins bonnes, de la tôle ondulée. On ne sait plus où diriger ses roues. On voit très peu de villages, juste des entrées de très grandes propriétés, fermées par d'imposantes grilles. Vers 16 h, fatigué, je vois un panneau  "Campismo Rural". Je tourne ; et après 5 à 6 km de chemin de terre bordé de chènes liège...

DSCF4030On voit le paysage d'un peu plus haut, et cela commence à me plaire

DSCF4031Encore quelques centaines de mètres, et on arrive à un camping tout neuf, créé par ... des hollandais qui m'enseigneront un autre chemin de terre, mais beaucoup plus court pour rejoindre la grande route qui va de Lisbonne à Faro.

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DSCF4018Vue depuis ma caravane

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DSCF4023Petit déjeuner très agréable :

DSCF4022Cependant même ici, "ils" ne peuvent pas s'empêcher de tout saloper. Dès qu'il y a un trou dans les nuages, on le bouche avec de l'aluminium, du strontium, des bactéries, etc.

DSCF4019DSCF4025DSCF4026DSCF4027Etc. Je suis resté 8 jours dans ce camping bien tranquille, impeccable, et j'ai visité San Marcos de la Serra, Faro dont je vais vous montrer quelques clichés. Allez, hop ! On s'offre un tour de ville assis et commenté en français :

DSCF4041DSCF4032DSCF4034DSCF4033Puis cette église et bien d'autres lieux, tels le port, le marché des artistes, une boutique de gourmandises exceptionnelles, telles leurs figues sèches qui craquent sous la dent. Par contre, leur charcuterie... boaf, on a mieux en Aveyron et dans le Tarn, beaucoup mieux.

DSCF4035DSCF4036Revenu au camping, le temps se couvrait de chemtrails. Payer pour ça, ah non ! Alors, j'ai payé la facture et attelé pour le lendemain matin. Je suis remonté tout doucement par Beja, Evora, Madrid, m'arrêtant parfois en bord de route pour la nuit. Ici, j'étais garé sans le savoir, à quelques dizaines de mètres du parking d'un hôtel restaurant où je suis allé déjeuner. J'y ai rencontré un couple de madrilènes qui comprenaient le français. J'en ai profité pour leur parler des monnaies libres, de monnaie M, de Stephane Laborde, de Jean Marc Flament, de Derudder, bref, des monnaies symétriques, des monnaies honnêtes. Ils ont pris des notes... 

DSCF4045Puis, ce fût la fabuleuse route qui va de Madrid à Lérida ! J'ai a-do-ré ! C'est impossible de vous faire un beau reportage sur ce trajet. Les paysages sont trop vastes ; et puis c'est une ambiance. Il faisait beau, je roulais en décapotable. C'était géant. A Lérida, vous avez le choix entre le Val d'Aran qui vous ramène près de Luchon, ou Andorre. J'ai choisi Andorre, car je ne connaissais pas encore cette route bénie des dieux ! Quand j'ai été fatigué d'écarquiller les yeux, j'ai visé un camping bien tranquille à 9 € la nuit, avec électricité et douche chaude. C'est le camping du Solé 25790, Valldan, (Oliana, Espagne) ; mais bon, pour y revenir, il me faut retraverser l'Andorre, ses douanes, et je n'aime pas.

DSCF4055J'y ai rencontré des allemands qui venaient s'y entraîner à l'escalade

DSCF4057La redescente impressionne bien ! Il faut dire qu'à la montée, il m'avait souvent fallu passer la première vitesse.

DSCF4060En Andorre, suivant le GPS probablement mal programmé, je suis allé me faire enfermer ... sur le parking de la télévision locale ! Heureusement qu'un journaliste compréhesif et compatissant m'a réouvert le portail ; et qu'ainsi, après une marche arrière assez pathétique caravane attelée, j'ai pu en ressortir. La côte vers la France est rude. On a l'impression de monter au ciel.

DSCF4063Au col d'Envalira, il y avait pas mal de neige. Je me suis arrêté à la première station service à droite en redescendant vers le Pas de la Case. Mauvaise pioche. Le proprio a un pet au casque. Je lui ai proposé de prendre des vacances. Il en a grand besoin. Bon, la prochaine fois, j'irai à la seconde station, ou à celle de gauche. Là haut, il faisait 5,4 °C. J'avais fermé la capote...

DSCF4066Le Pas de la Case ne m'intéresse pas. Je descends jusqu'à Ax les Thermes. Ouf ! Resto, super bon, visite, achat de bons légumes chez un primeur que je connais, consultation d'un professionnel pour passer ma caravane de 5 kgs de butane à 26 kgs de propane, puis je file au camping de Luzenac, là où il y a l'usine de talc. Il n'est qu'à 100 mètres de la route d'Ax à Toulouse, mais on n'y entend que le bruit du torrent qui dévale jusqu'à l'Ariège, car il est protégé par de gros rochers, presque des collines, pourrait-on dire.

DSCF4067En face, il y a des montagnes encore enneigées. A ce moment-là, je lis OSHO : le courage, la liberté. L'intelligence et la perspicacité de cet auteur m'intéressent bigrement.

DSCF4068Puis je visite le musée de la préhistoire à Tarascon / Ariège. Quel bon moment ! En plus, à la boutique, j'ai la chance de porter mon regard sur un très bon bouquin.

DSCF4076DSCF4077DSCF4078DSCF4079Cette "sculpture a plus de 11 000 ans.

DSCF4081Dehors, c'est bien aussi

DSCF4082DSCF4083J'ai eu d'intéressantes conversations avec les animateurs, ici la cabane du tailleur de silex, qui a produit sous mes yeux intéressés, un feu avec de la poudre de champignons, deux cailloux et des brindilles d'herbes sèches, avec aussi l'animatrice du stand d'art où j'ai appris que la température du Magdalénien (- 17 000 à - 12 000 ans), n'était qu'à - 2,5 °C par rapport à aujourd'hui alors qu'il n'y avait que de la toundra ! Je suis allé sur le sentier des traces d'animaux, j'ai assisté à une journée de chasse aux bisons (en images), j'ai tiré sur cibles avec un propulseur de sagaies, j'ai visité des cabanes en peaux de rennes.

DSCF4084Puis le resto :

DSCF4092Mon voyage s'est terminé après un séjour de trois nuits au camping "Le Sédour", juste en face du musée de la préhistoire. J'ai eu des conversations intéressantes avec le proprio du camping, avec des campeurs ; et puis surtout, il y avait une bonne bibliothéque où j'ai puisé "La sibérienne" de Igor Panish. Pfiou ! Impressionnant. Après, j'ai lu "l'arbre des possibles", de Bernard Werber, histoire de m'ouvrir à d'autres idées. Et puis, bon, j'avais un RV à Lavaur, alors je suis rentré chez moi.

DSCF4098C'est à la fin de ce voyage, que j'ai décidé de résilier Internet