giletsjaunes3Ce matin du samedi 8 décembre 2018, alors que j'étais au marché, j'ai vu un rassemblement de gilets jaunes devant la mairie de Lavaur (81500), alors je suis allé leur parler. En haut des escaliers, il y avait une collation et... le cahier des doléances, comme au temps de la révolution, preuve qu'on n'avance toujours pas du point de vue du savoir vivre ensemble.

giletsjaunes1La veille, sur le plus grand parking de Lavaur (81500), j'avais compté les voitures qui affichaient leurs gilets jaunes. Il y en avait environ une sur quatre, 25 % ! Pfiou ! Je ne me rendais pas compte que ce mouvement avait pris autant d'ampleur.

giletsjaunes2On en voyait un peu partout, comme ici accrochés aux sièges ou sous la lunette arrière.

giletsjaunes5_DROMais le plus fréquelt, c'était sous le parebrise

 

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P1010080Bref, les gilets jaunes c'est un mouvement de fond qui est en train de changer la donne.

Gilets jaunes crècheJoyeux Noël !

Car, les Gilets Jaunes s'occupent de comprendre la création monétaire et c'est un rare plaisir de voir avec quelle efficacité ils le font. Je vous invite aussi à lire la baignoire percée, la motopompe et les bassins, puis le comparatif monnaie dette - monnaie libre et à le copier si cela vous convient. C'est LE sujet majeur, celui qu'il faut absolument comprendre. Ils ont aussi une consultation_nationale_citoyenne

Je découvre peu à peu que les gilets jaunes sont légion. Le samedi on en compte plus de 250 à Réalmont, plus de 400 à Gaillac et plus de 300 à Graulhet où 70 % de voitures qui affichent un gilet jaune ! Impressionnant, si impressionnant que les "pouvoirs" publics trichent en minimisant systématiquement ces chiffres.

Les motivations sont diverses : lutte contre les taxes, contre les dettes, contre les radars, contre les prix du carburant, contre la baisse des retraites, contre le flicage généralisé ; mais aussi pour avoir une famille et rompre la solitude, pour avoir à manger... C'est très diversifié. c'est pourquoi je pense que c'est un mouvement durable, une vague de fond qui va renverser pas mal de croyances et d'habitudes.

Et maintenant, voici lopinion de Claude SICRE | direction artistique
Escambiar | 35 place des tiercerettes - 31000 Toulouse
Tel : 05 61 21 33 05 
Regarder :
Fabulous Trobadors - Ma ville est le plus beau park
Claude Sicre - Obamaing
Claude Sicre en grande scène et en patois
https://www.youtube.com/watch?v=5JyFEZzSI2E
Ce que la « population » attend de l’occitanisme - Mescladis e còps de gulas
Il nous faut créer des fanfares poliorcétiques partout.
Polliorcétique est un adjectif de provenance militaire signifiant : Qui a trait à l'art d'assiéger une ville ou tout édifice fortifié Mais personne pour approfondir. La prochaine étape, peut-être, sera cultures de France, en partie. Il y a des gens qui répondent "c'est rigolo". J'aimerais bien me faire assez copain avec un pour qu'il m'amène à Toulouse demain, et qu'il me ramène.

Je provoque un peu Mélenchon et Ruffin, ils le méritent, et c'est pour leur bien ; mais je ne vois pas beaucoup d'occitanistes, ni d'ailleurs de bretons etc, dans les commentaires, ils doivent croire que c'est un sujet différent. 

L'idéal pour demain, à mon très humble avis, serait que partout dans le pays les gilets et leurs soutiens s'exposent partout avec un seul mot d'ordre Referendoms d'Initiative Pop, suivi de Macron au Charbon Au service des Gilets Jons ! et que partout ils fassent savoir leur résolution dans la joie, la fermeté, la sérénité et l'invention de milliers de gags propres à mettre tous les rieurs du monde de leur côté . Quand c'est demandé poliment...
Je le redis encore une fois pour que ça plakente je veux dire pour que ça entre dans les esprits : il ne faut pas, à mon sens,  demander la démission de Macron, il faut le re-missioner et lui faire faire tout le contraire de ce qu'il voulait faire, il connaît très bien les dossiers, bien mieux que nous, il suffit donc qu'il inverse toutes ses priorités, tout est prêt sur son bureau. Et cela va être une expérience enrichissante pour lui, la plus enrichissante qui puisse être : il va ainsi devenir un des plus grands héros politiques du monde moderne. La banque universelle l'a programmé, le peuple renverse, le programme et l'aide à l'appliquer. C'est simple comme un bonjour poli ( comment voulez-vous que quelqu'un qui se moque des accents des autres et qui s'adresse à ses concitoyens en disant "bonjour les gens !" puisse comprendre cette simplicité-là ? Et Ruffin, le grand écouteur des défavorisés, qui passe une demie-heure à côté d'une des pionnières du mouvement - chez Zemmour et Naulleau - et qui ne pense pas une minute à lui poser des questions intéressant tout le monde, tellement il a hâte de faire savoir ce qu'il pense de ce que les gilets pensent ).
Certains commentateurs s'imaginent que ce sont les violences de Paris et des grandes villes qui ont affolé les pouvoirs. Certains gilets jaunes aussi. Ce qui a affolé tous les  pouvoirs, c'est la tranquillité des manifestants de partout, leur résolution, leur refus de se doter de porte-paroles, leurs aimables conversations avec les automobilistes, leurs échanges tout aussi aimables avec les gendarmes ou la police, la grande diversité de leurs mots d'ordre, leur "désorganisation" si bien pensée, leur mise à l'écart des partis, syndicats et autres mouvements institués et établis. Et les marques de sympathie qu'ils reçoivent de la grande majorité de la population. 
Les violences dans les grandes villes, les tentatives de récupération et de pourrissement par tous les moyens étaient inéluctables. Les gilets ont parfaitement joué leur rôle, sans faire une seule erreur, et ont secoué toute la société avec leur bonhomie d'ensemble. Et leur prud'hommie. Leur noblesse.
Les excités des manifs qui cassent et se disent "anarchistes" ou "libertaires" sont bien sûr de naïfs imposteurs, et c'était rigolo de les voir s'agiter à la mode de chez nous, dans les pas de leurs naïfs prédécesseurs. Les "vrais" libertaires et anarchistes sont chez eux, sur les rond-points ou ailleurs, n'y crient pas sur les toits qu'ils sont ceci ou cela et y montrent l'exemple du bon sens, de l'inventivité, de l'amabilité, de l'humour et de la patience. Les plus "vrais" ( au sens que peut donner à cet adjectif une lecture socratique de Lao-Tseu ) dansent avec le groupe folklorique local, d'ailleurs.
La semaine dernière, après une journée de rond-pointisme, j'ai raconté l'Odyssée jusqu'à trois heures du matin à un groupe d'insomniaques dans leurs duvets, autour du barbecue ( certains dans leurs camionnettes aménagées ). Et alors ? Et alors ? 
Je dois leur raconter la fin demain soir, à mon poste. Y avait parmi eux une jeune fille qui ressemble à Hélène comme une goutte d'eau et ça tombe bien, je veux fonder une grande famille de gilets jons. 
Les partis et mouvements politiques, comme les syndicats et les intellectuels, artistes et autres qui n'enverront pas demain leurs ouailles auprès des gilets jons au service de leur revendication de référendoms, ou qui ne les soutiendront pas explicitement, montreront qui ils sont !
Professor K . 

J’ai publié cette idée car j’adore le troubadour qui a écrit le texte ci-dessus.

Ceci dit je ne suis pas d’accord avec l’idée de re- missionner Macron, car il est ce qu’il est. Ce n’est pas un robot programmable en quelques heures. Il ne peut changer sa façon d’être au monde si vite. Il a derrière lui quarante ans de formations – déformations. Il lui en faudrait autant pour se reconstituer une nouvelle base de données et suivre un nouveau chemin. La preuve : alors qu'il est au plus bas dans les sondages et que les médias indépendants le critiquent et s'amusent à ses dépens, comme jamais auparavant, c'est qu'il est incapable de redresser la barre, incapable d'étonner et de réjouir les français.

Et puis, il doit obéir à ceux qui l'ont mis en place. C'est tout le système qu'il faut reconfigurer ; et c'est pour cete raison qu'en 2011 j'avais créé la compétition des croyances ; et j'avais prévu 50 ans pour atteindre un palier supérieur de concience...

 

La diversité est la mère de la sécurité

ou encore :

Il faut de tout pour faire un monde.

 

      Notre monde change en permanence. Nous constatons parfois qu’une de nos habitudes ne fonctionne plus comme avant, qu’il y a de cela quelques mois nous n’avions aucun souci et même du succès ; puis que plus rien ne marche, que nous allons d’échec en échecs, que nous sommes dans l’obligation de nous remettre en question. C’est fréquent. On ne vit pas en ce début de XXIème siècle comme au XIXème. C’est évident. Le monde est plein de villes célèbres noyées sous des océans d’eau ou de sable, de langues disparues dans la poussière des déserts, de fières civilisations délaissées, d’inventions et savoirs-faire périmés, de croyances oubliées. Rien n’est éternel, il faut se réinventer un peu chaque jour.

 

Oui, mais à partir de quoi ?

 

      Changer prend du temps. Nous ne sommes pas des robots programmables en quelques heures. Une vraie remise en question prend des mois sinon des années, et pour nombre d’entre nous des décennies voire toute la vie. Tenir le coup en attendant le nouveau bien-être nécessite de compter sur les autres, donc de nous imiter, d’échanger et de nous entraider.

      L’évidence apparaît ici que plus une société suscite des initiatives, plus elle se diversifie, plus il est probable qu’elle détienne la bonne solution à l’instant critique, solution que nous pouvons alors copier sans honte, puisque le monde se renouvelant sans cesse, chacune est la reproduction dans un contexte nouveau, d’un ancien modèle éprouvé en d’autres circonstances, et qu’elle a donc sa chance d’être performante à un moment ou à un autre, même si bien des cycles dépassent la durée de vie humaine.

      Ainsi, on sait bien que la diversité est souhaitable ; mais cela ne veut pas dire que nous sommes obligés de copier qui que ce soit, et encore moins de nous soumettre. Cela veut juste dire que dans une société variée, nous avons plein de solutions autour de nous, que nous pouvons les tester, les mélanger à souhait, jusqu’à ce que quelque chose nous convienne ; et que quand tout va bien pour nous, nous enrichissions notre entourage qui peut alors rénover sa façon d’être.

 

La tolérance est donc souhaitable, oui mais…

 

      Oui, la tolérance est souhaitable, mais à condition que nul ne s’avise de contraindre qui que ce soit à l’imiter, à subvenir à ses besoins, à utiliser ses services, etc. Or que fait-on en ce moment où tout est obligatoire, piégé ou interdit ?

      Du coup, nous débouchons sur une grande fatigue à nous remettre en question chacun dans son coin, dans une usante ambiance sabotée, tout en surveillant les myriades de lois truquées et leurs auteurs coercitifs, pour ne pas se faire piller ou massacrer. La créativité baisse, la société coincée par la dictature sournoise a du mal à évoluer, on parle de collapsologie, et même d’un effondrement possible voire probable… Chacun sent bien qu’il lui faut évoluer, le voudrait, mais usé par le manque de ressources nouvelles, abandonne sa recherche. Il arrive cependant qu’au bout de son désespoir, il abandonne tout ou crée un comportement social nouveau, plus naturel, plus doux, au final plus rassurant.

      De mon point de vue, les gilets jaunes sont nés de cette usure qui a muté en un grand ras le bol tranquille, pas agressif juste parce qu’il est né de gens harassés.

 

Lâcher les brides

 

      D’autres pays aussi fatigués par la mondialisation imitent les gilets jaunes. Le mouvement s’internationalise : Tapez "les gilets jaunes s'exportent" dans votre navigateur : Belgique, Bulgarie, Pays bas, Tel Aviv, New York, Dublin, Portugal, Tunisie, Pologne, Liban, Allemagne, et d'autres protestent aussi. Il me semble opportun de lâcher toutes les brides, évidemment dans un cadre négocié et admis, puis de voir comment la société évolue, de sentir si elle est capable d’atteindre et de goûter à une conscience nouvelle.