Lien pour l'album photo de l'assemblée générale des faucheurs volontaires d'OGM

Les 10 et 11 juillet 2014, j'allais assister à l'assemblée générale des faucheurs volontaires d'OGM. Cette année, elle avait lieu en Aveyron, précisément à Livinhac le haut. J'en avais été informé par une de mes connaissances, faucheuse volontaire depuis des années. Bon, je n'avais pas une opinion bien favorable à ce système de contestation, trop destructeur à mes yeux ; mais d'un autre côté, je me disais que sans eux, on n'aurait QUE de la merde à manger depuis longtemps.

J'y arrivais le vendredi soir. Les deux stands de tee-shirts étaient déjà en place, alors j'en achetais un. La salle était vide. Comme peu de gens étaient là, on pouvait facilement se procurer les tickets repas et boissons du samedi, du dimanche et du lundi, mais pas du vendredi soir, puisque il était prévu d'amener son pique nique. On m'indiquait ensuite où planter ma tente, en fait sur le terrain de foot, situé à 5 minutes à pied. J'y allais en premier. De retour, j'observais de belles retrouvailles. La réunion prenait un petit air bien sympathique. J'achetais un livre de Yannis Youlountas : Derrière les mots, publié aux éditions Libertaires. 

Le soir, on nous projetait le film "ne vivons plus comme des esclaves" lui-aussi de Yannis Youlountas, lequel montrait ce qui se passait en Grèce, entre décembre 2012 et août 2013, si je me souviens bien. Ensuite, il y avait un débat où on apprenait que la Grèce servait de laboratoire aux mondialistes, qui y testaient depuis des décennies, des techniques de destruction des nations et des peuples.

Heureusement qu'on les a !

Le lendemain, je parlais avec les pionniers, deux frères originaires du Lot. Il fallait entendre tout ce que les gouvernements successifs leur faisaient subir, au nom de la démocratie, à ces militants ultra fidèles et généreux.

Aujourd'hui, il n'y a plus les mêmes risques. Les faucheurs sont assistés par des avocats. Il y a LA ligne de conduite facile à suivre quand ils se font prendre et mettre en garde à vue. Et puis, ils ont une belle puissance financière. Ils peuvent payer des avocats, des grosses amendes (jusqu'à 50 000 €). C'est l'avantage du réseau collectif par rapport à l'action individuelle.

En assemblée générale, se formaient quatre groupes de réflexion. Je me mettais dans celui de la science. Ces échanges étaient bien organisés. Personne ne coupait la parole. Du coup, on obtenait des infos complètes, documentées, dont tout le monde profitait. Les anciens arrivaient avec des notes. Deux personnes étaient désignées pour faire un résumé des actions discutées, lesquelles seraient mises en avant lors du dé-briefing. C'était bien mieux qu'un café philo.

En soirée les notes étaient partagées, puis les avocats intervenaient pour présenter leurs actions en cours, leurs victoires, et aussi pour répondre aux questions des faucheurs et leur donner des astuces quant ils se faisaient prendre et mettre en garde à vue. Ensuite, on fêtait à la blanquette de Limoux et aux chips des faucheurs volontaires, (chez BIOCOOP), la victoire de leurs avocats, contre l'INRA de Colmar.

Le lendemain, il était prévu de prendre des décisions ; mais moi même si j'avais apprécié leur travail, je m'éclipsais le samedi soir.

Parlons de ce qui fâche : 

Le vendredi soir, juste après la projection du film de Yannis Youlounntas, il y a eu un débat. A un moment, j'ai voulu faire valoir qu'il y a en France, un gros déficit démocratique, et qu'on a la chance d'avoir parmi nous, des gens très volontaires et très qualifiés. J'ai nommé Étienne Chouard. Sacrilège !!! J'ai eu droit à une réprobation en règle, et en public ! J'en ai été remué, choqué toute la soirée et même le lendemain.

Or, le samedi soir, juste après la discussion concernant la relation de l'association avec la science, une personne s'est assise à côté, et nous avons commencé à discuter. On en est venu à parler des voitures électriques, mais moi, la veille, j'avais lu un essai de la Zoé Renault, avec ses 150 km d'autonomie. Bof, pas convaincant, ou alors c'est limité au village où on habite ; et de lui préférer le moteur à air comprimé de Guy Nègre avec ses 300 km d'autonomie sur la seule base de l'air comprimé, et jusqu'à 900 km avec un petit moteur essence qui recomprime en permanence de l'air, et qui consomme moins de deux litres aux 100 km. Ensuite, je me lançais à expliquer, qu'on aurait du profiter du gouvernement socialiste majoritaire dans des tas de villes, au sénat et à l'assemblée, pour le tester et voir ce que ça donne sur des milliers de déplacements. Et là, je me suis fait rembarrer sévèrement pour la seconde fois en 24 h.

Mais ce n'est pas fini ! Je ne sais comment c'est venu, mais à un moment, j'ai fait valoir que des procédés de destruction de l’humanité, il y en avait plusieurs et qu'il était difficile de s'y reconnaître. J'ai alors cité le Georgia Guidestone, dont le projet consiste à tuer plus de 93 % de la population mondiale ! Et là, surprise : je me suis entendu répondre :

- << oh, là, vous savez, moi je suis assez pour. On est trop nombreux. Mais bien sûr, il faut que ce soit bien fait ! >>

Et tout d'un coup, je me sentais triste. Cette réunion n'avait plus aucun sens pour moi, je suis rentré dans la foulée à la maison.

Tout ça en moins de 24 heures, il n'y a pas de hasard.  

Et pourtant, on avance bien vers l'horreur

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