Le soir du 8 mai 2014, j'allais chez "Robinson", (c'est un pseudo), pour lui acheter du miel. J'arrivais au beau milieu d'une ménagerie, faite d'un dindon et de sa dinde en chaleur, qui suivaient Pascal partout. Je m'amusais aussi de voir le très offensif jar qui protégeait son oie, le coq et ses sept poules qui, malgré le renard, aimaient dormir dans les arbres du bord de la route, ainsi que deux fox terriers affamés de caresses, dont un aveugle et sourd qui suivait Pascal au nez.

Ensuite on est montés au jardin pour implanter le support d'une réserve d'eau et arroser les légumes, puis visiter les abeilles qui ventilaient leur ruche pour évacuer l'humidité. Comme j'approchais mon oreille pour écouter leur bourdonnement, deux d'entre elles se croyant agressées, se ruaient sur moi. La première se perdait dans la toison de mon torse. Je l'évacuais en ouvrant ma chemise. L'autre, prisonnière de mes cheveux longs, me piquait à la tête. Côté rigolo, je caressais la peau molle, moite, presque collante mais très colorée du dindon qui faisait le beau ; et l'observais "s'occuper" de sa dinde qu'il piétinait plus d'une minute avant de la pénétrer violemment ; et elle glougloutait fort, sous lui !

Quand la fraîcheur du soir tombait et rabattait la délicieuse odeur des fleurs d’acacia, tout le jardin en était embaumé. C'était magique. On redescendait à la nuit, pour lever quelques œufs au poulailler et récupérer mes pots de miel. Le rossignol commençait à chanter. Paraît qu'il s'égosille déjà toute les nuits. C'est le printemps des rossignols amoureux. Merci Pascal ! J'ai passé une très belle après-midi chez toi.

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